Genre : Comédie Romantique
Réalisateur : Mark Palansky
Acteurs : Christina Ricci, James McAvoy, Reese Witherspoon
Date de sortie : 09 Avril 2008
Durée : 1h41
Synopsis :
Une sorcière a jeté un sort sur la première fille qui nait dans la famille Wilhern : Pénélope. Pour y échapper, elle devra épouser un garçon issu de la noblesse. Pénélope est une romantique. Elle décide de fuir loin de sa famille et d'affronter le Monde. Elle découvrira que le mauvais sort, il faut l'ignorer et s'accepter telle qu'elle est.
Critique :
Réfléchissez bien...les fesses, le nez, les seins, le ventre, le visage... la plupart des français rêvent de changer une partie de leurs corps pour entrer dans la norme et vous ? aimez vous votre corps ? vous vous estimeriez sûrement très heureux de votre sort en voyant le triste groin de Pénélope. Mark Palansky, quand à lui, s'est inspiré de ce nez de cochon pour en faire un conte semi-fantastique, bourré de bonnes intentions, se laissant regarder mais non sans defauts...
Palansky s'est largement inspiré de l'univers de Tim Burton pour réaliser ce compte. Mais n'est pas petit génie qui veut ! lorsqu'on s'attaque à un monde différent, ou la magie est omniprésente, on ne peut pas se contenter d'une réalisation classique, d'une image terne et d'une musique manquant d'originalité et surtout de caractère. Palansky aurait du prendre exemple sur des « Nanny McPhee » ou autre « Big Fish » pour apporter un minimum de rythme et d'humour à sa réalisation (il faut dire que la version française n'aide pas). La déception est donc omniprésente tout le long de la projection.
Heureusement, que certains aspects redonnent au terme « fantastique » sa vraie valeur comme les acteurs qui ont eu du nez pour interpréter avec beaucoup de justesse leurs personnages respectifs : Christina Ricci exprimant parfaitement une douleur refoulée et révélant avec beaucoup de justesse la métaphore sur le monde de l'adolescence et James McAvoy se montrant sous un angle très charmeur.
Au final, la morale est belle et pleine de réflexion : Aimons nous comme nous sommes et l'on nous aimera tel quel. C'est tout ce que l'on retiendra de cette immense désillusion qu'on pourrait nommer : « un très bon film plein de défauts ! »
Date de sortie : 12 mars 2008
Durée : 1h30
Ahh l’Amour : le célibat, la rencontre, les surprises, le couple, le mariage, le quotidien, la rupture, l’ex… l’Amour
est un thème universel, dont on ne peut pas réchapper, pour preuve : aux moins 75% des films qui sortent parlent d’amour à un moment ou un autre. Procurant des émotions uniques, l’amour
touche tout le monde, et se trouve donc être le thème idéal pour les films chorales (Films ayant pour sujet plusieurs histoires, avec plusieurs protagonistes possédant un lien quelconque) après
« Love actually » et « Paris » Kazandjian nous offre une énième chorale plutôt drôle basée sur les parisiens trentenaires. Un agréable moment en perspective…
Modern love se présente comme un film multiple, chacun pouvant y voir ce qu’il veut : Soit sans prise de tête, l’esprit
léger, une histoire fraîche parée d’une réalisation sans prétention mais parsemée d’un humour « second degré » très drôle grâce à des acteurs dans le ton et un scénario complexe
mais non-compliqué. Seules les longueurs de certaines chansons pourront vous arracher un bâillement, mais rien de bien méchant.
Soit, vous pourrez le regarder d’un œil plus considérant, en comparant avec vos propres expériences, examinant les situations, vous identifiant aux personnages et forcement en ressentant des
émotions. Les films servent également à cela : malgré la légèreté, on peut toujours y trouver de quoi réfléchir…
Le problème restera le manque d’originalité de l’ensemble, du déjà vu de multiples fois, et un scénario se concentrant uniquement sur les trentenaires. Comme si l‘amour ne concernait que
cette tranche d’age. Pourquoi ne pas intégrer des jeunes ou des amants plus âgés. Les sentiments sont universels non ?
Au final, Modern love se dévoile comme une bonne comédie romantique à la française, celle-ci se distinguant par son humour un peu décalé qui la sauve malgré le convenu prévisible… Force est
de constater qu’on ne se lasse pas de l’amour, alors préparez-vous, car le filon n’est toujours pas épuisé… et si il s’épuisait…ce serait bien triste… non ?
Réalisateur : Juan Antonio Bayona (1er film)
Date de sortie : 05 mars 2008
Durée : 1h46
Il est de coutume, aujourd’hui, pour vendre un film de mettre en premier plan son producteur. On oublie souvent, que même si
ces personnes ont réalisé des très bon films, il n’en demeure que la production n’est qu’une question d’argent. Guillermo del Torro, lui, va plus loin dans le concept et décide de prendre sous
une complète tutelle, le jeune Juan Antonio Bayona, afin de produire son premier film et surtout le guider vers le succès…Cette collaboration donne naissance à un petit bijou ibérique fantastique
(comme l’avait été : Le labyrinthe de pan) nous glaçant le dos et tout le reste du corps d’ailleurs …
L’orphelinat est un film d’angoisse/fantastique réunissant toutes les règles du genre : vieille battisse grinçante
abritant un affreux secret, fantômes invisibles, des scènes d’angoisses et des sursauts magistraux…on pourrait penser avoir à faire à du déjà vu mais il n’en est rien. Bayona renouvelle la façon
de filmer en brodant subtilement sur les codes des vieux films Hitchcockien, et nous scotch de bout en bout en jonglant avec des moments de pure angoisse et des scènes bouleversantes
d’émotion. La manière d’intégrer des écrans noir tout au long de la projection contribue pleinement à cet état de stress paralysant, de même que le générique de début plutôt réussit .
Un exercice d’autant plus difficile, que l’actrice principale (Belen Rueda), grande star dans son pays, reste pour l’instant
complètement inconnue en France. Elle réussie à nous transmettre ses émotions, ses interrogations, sa rage de retrouver son enfant avec une force surprenante. On embarque très facilement dans une
régression vers son passé afin de parvenir à une conclusion poétique que seuls les espagnols peuvent aujourd’hui injecter dans un film d’épouvante.
Seul petit bémol, la musique demeurera sûrement un peu trop conventionnée à l’oreille de certains (comparé au labyrinthe de
Pan, il est difficile de faire mieux) mais l’orphelinat confirme la bonne santé du cinéma Ibérique. Amateur du genre (ceux qui ont aimés « les autres » par exemple), il n’est pas
possible de passer à coté de ce joyau, seul les cardiaques auront droit à un mot d’excuse. Je prends le pari que jamais vous n’aurez autant tremblé pour un film et que, en même temps, vous en
sortirez le sourire au lèvres, c’est ça la magie espagnole…
Date de sortie : 27 février 2007
Durée : 1h46
Depuis quelques années, le cinéma comique français aime à sortir des films centrés sur des thèmes précis :
Camping, Disco, Johnny, Jet Set, Nos jours Heureux…Comme si les producteurs attendaient que le titre rentre à lui seul un maximum de gens dans la salle sans tenir compte du film lui-même. Dany
Boon en profite et s’attaque à ce problème grâce à un sujet qu’il connaît parfaitement: Le nord. Mais contrairement aux autres, son film est réalisé avec le cœur… ce qui fait toute la
différence !
Les gens du nord sont bien connus pour leur générosité, leur gentillesse, leur chaleur et le cinéma du nord se met au
diapason de sa région. Une comédie généreuse, sans prétention, mais sans lourdeur non plus. Boon s’amuse surtout avec les préjugés autant positifs que négatifs qu’évoquent sa région : les
stéréotypes de froid, de pluie et d’alcool en prenne pour leurs grades. Ici l’humour est distribué par grandes et longues tranches de rires à coup de « HEINN », de « Biloute »
et de « cha va ? »
De plus Boon s’entoure correctement, avec un Kad Merad s’affirmant de plus en plus, laissant de coté son passé d’humoriste
graveleux (même si très drôle) et se plaçant comme l’une des valeurs sures du cinéma français aujourd’hui. Quant autres Ch’tis, en plus d’un Dany Boon fidèle à lui même, ils respirent une
fraîcheur simple et font preuve d’une belle cohésion.
Date de sortie : 20 février 2008
Durée : 1h35
On les avait vu voler, s’enflammer, se rendre invisible, grimper les murs comme une araignée, avoir une force
incroyable, mais jamais un film de « super-hero » n’avait eu comme sujet principal la téléportation. Sur ce pouvoir, que tout le monde aimerai posséder un jour, Doug Liman nous offre
donc un bon blockbuster surfant sur les leitmotivs de l’adolescence : tenues lookées, frime, musique rock , jolies filles et bien sur action à gogo…
Comme tout bon blockbuster, Jumper exploite un scénario rythmé, s’essoufflant un peu au final. En effet la scène ultime, normalement synonyme de sensation forte et d’explosion visuelle,
demeure un peu décevante, tout comme la musique, entraînante (qui déchire selon le jargon adolescent) mais trop peu utilisée pour guider l’ensemble. De plus les mouvements caméra sur les
scènes d’action sont trop vives et brouillonnes à tel point que l’ on perd parfois le fil.
Coté acteurs, Hayden Christensen, tire correctement son épingle du jeu et nous fait habilement oublier le rôle qui l’a fait
connaître et qui aurait pu lui coller à la peau : Dark vador. Plutôt à l’aise dans la peau du « beau-gosse » de service voulant sauver l’amour de sa vie, il séduit par son naturel.
Sa dulcinée, interprétée quant à elle par Rachel Bilson, beaucoup moins à l’aise que son collègue, possède un jeu trop restreint et manquant de caractère. Samuel L jackson, lui, retombe dans ses
travers de second rôle de méchant, on le préfère largement interprétant des protagonistes plus intelligents…
Réalisateur : Fabien Onteniente (Camping, Jet set, Jet set 2…)
Date de sortie : 02 Avril 2008
Durée : 1h47
Boney M, Patrick Hernandez, ABBA…, tant de groupe et musique disco qui nous ont fait et nous font encore se trémousser sur
les dancefloors ! Il est vrai que le Disco n’a pas perdu son âme depuis toutes ces années, il reste un phénomène intergénérationnel débordant de paillettes et de chorégraphie inoubliables.
Fabien Onteniente compte sûrement sur ce fait pour faire de son film une réussite voir même un symbole du Disco, malheureusement l’ensemble demeure inconstant, et la volonté d’Onteniente de jouer
avec Franck Dubosc reste inexplicable .
En effet, l’humoriste français n’arrive pas à se déloger de son personnage de ringard mentalement juvénile qu’on avait
découvert dans ses sketchs ou sur grand écran avec Patrick Chirac (Camping). On est en droit de se poser la question : « Est ce que Franck Dubosc est condamné à traîner ce rôle
lourdingue toute sa carrière, ou va t’il nous surprendre un jour avec un rôle dramatique salutaire à l’image de Coluche (Tchao Pantin) ou Jim Carey (Eternal Sunshine) ». On lui souhaite du
moins, car pour l’instant c’est du déjà vu et revu !
Coté déjà vu, on soulignera la pauvreté d’un scénario usé jusqu’à la corde et un humour trop fluctuant. Entre un couple
Depardieu/Nanty désopilant et une Annie Cordy pitoyable, on ne sait plus ou donner du sourire ! Malgré tout la scène du Buffalo Grill demeurera un grand moment de rire et de déconne, et
quelques clins d’œil bien placés remontent parfois un niveau considérablement bas.
En définitive, Onteniente ne surprend pas, il s’emmêle dans ses pas de danse et livre un bon vieux téléfilm de TF1 trop proche de « Camping ». Malgré le charme et la délicatesse d’Emmanuelle Beart et un thème attirant, le réalisateur tombe dans des travers typiquement français ! Après Astérix, le cinéma comique hexagonal se complait dans la médiocrité et se refuse à travailler sérieusement la base du cinéma : le scénario . Comme le disait quelqu’un que j’ai rencontré dans un ascenseur juste après la séance « on se couchera pas avec un mal de tête ce soir … »
Date de sortie : 06 février 08
Durée : 1h30
C’est avec une migraine certaine et un estomac ballonné, que vous sortirez de
Cloverfield. Dommage car le concept était séduisant : Filmer la dévastation de New York par le petit frère de Godzilla avec une caméra amatrice . Une sorte de blockbuster vu par les yeux des
protagonistes. Ce mode, qu’on avait découvert avec le Projet Blair Witch, permet de ressentir de réelles émotions car le réalisme est poussé jusqu'à son paroxysme, seulement l’image naturellement
instable, tremblotante et franchement désagréable gâche l’ensemble. De plus, Matt Reeves, se sent parfois obligé d’insister sur les effets spéciaux (assez réussis) pour rentabiliser le projet
(Pourquoi le « caméraman » filme pendant 10 sec le monstre à 1 mètre de lui alors qu’il pourrait s’enfuir ? si ce n’est pour qu’on voit bien la face de la grosse bébête).
On décernera donc le prix de l‘originalité pour Cloverfield et ses acteurs (la plupart
du temps naturels), mais un avertissement devrait être affiché avant la projection :
Date de sortie : 06 février 08
Durée : 1h31
Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n'a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge. Alors que
la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C'est ainsi qu'un jour où elle s'ennuie, elle couche avec Bleeker,
garçon aussi charmant que peu prétentieux. Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le couple de parents adoptifs idéal qui pourra s'occuper de son bébé.
« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grand cris. » (Victor Hugo), Vous pouvez
interpréter cette citation comme vous l’entendez, mais Jason Reitman lui à décidé d’en faire un film. Après l’anticonformiste « Thank you for smooking », Reitman brode non pas
autour une naissance traditionnelle dans une famille parfaite mais sur une grossesse d’une adolescente américaine rebelle et terriblement cynique de 16ans. Autant vous le dire tout de
suite : ça déménage !
Attention ! Juno n’a rien à voir avec une comédie romantique genre « sortez vos mouchoirs » comme le récent : PS : I love you et encore moins avec
une comédie grasse telle American Pie . Ce petit bijou se rapproche beaucoup plus d’un « Little miss sunshine » vitaminé aux dialogues incisifs. De plus, Reitman construit
autour d’un scénario extrêmement bien ficelé, ornementé de surprises et de coups de théâtre très agréables. Un scénario mettant en valeur la complexité des personnages et posant un point
d’honneur à ne pas les stéréotyper. Pas de dualité Gentil-Méchant, mais plus un beau panachage de caractères lié par la sauce Ellen Page.
Ce petit bout de femme est tout simplement détonante. Vivante, pétillante, agressive, effronté, mais surtout attachante.
Ellen Page incarne à la perfection cette adolescente pleine de charme. Un exercice d’autant plus difficile que son personnage est présent sur quasiment chaque centimètres de pellicule. Une
prestation bluffante qui, espérons le, en appelleront d’autres.
Juno fait parti de ces films que j’aime faire découvrir. Le films dont on entend pas trop parler, mais qui attirent. On
n’ose pas y aller de peur d’être déçu, jusqu’à qu’un ami vous oblige à le voir. C’est alors que vous verrez une merveille d’indépendantisme américaine. Le genre d’œuvre qui nous rappelle
l’origine anglo-saxonne de ses mangeurs d’hamburgeurs… Le genre d’Amérique qu’on aime quoi !
Réalisateur : Richard Lagravenese (Paris
je t’aime, Ecrire pour exister)
Date de sortie : 06/02/08
Durée : 2h06
Holly et Gerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. Suite à la mort soudaine de Gerry, Holly sombre dans une dépression. C'est alors qu'elle reçoit une lettre,
la première d'une série de dix, rédigées par Gerry avant sa mort. Ces lettes, agencées tel un jeu de piste, lui donnent des instructions de choses à faire pour à terme tourner la page et enfin
réapprendre à vivre.
Le thème de la mort est très présent au cinéma, non seulement dans les films d’action où les balles fusent, mais également dans les comédies dramatiques : scénaristes et producteurs adorant faire disparaître le personnage le plus attachant en épilogue, afin de donner du corps à l’œuvre.
Il est difficile de parler de ce thème en société, c’est sûrement la raison pour laquelle les films traitant de la mort ont tant de succès, ils permettent d’exprimer ce que l’on peut
ressentir et peuvent aider à répondre à certaines interrogations ou du moins à nourrir nos questionnements personnels.
« PS : I love you » rentre parfaitement dans ce cadre en proposant de surcroît un scénario original ne
laissant pas de marbre. Une Œuvre complexe, mêlant amour, désir, tristesse et surtout perversité (recevoir des nouvelles d’un proche décédé ne permets pas de faire son deuil…). Le plus surprenant
restera les touches d’humour régulières animant joyeusement la pellicule nous permettant de ne point sombrer dans la dépression.
Hilary Swank est sublime d’interprétation, après un rôle magnifique de battante dans « 1 million dollar baby »,
elle nous montre une autre facette de son talent avec une jeune veuve perdue, s’enfermant petit à petit dans la dépression. Son feu mari, interprété par Gerard Butler semble quant à lui trop
parfait, une sorte de fantasme Irlandais vivant (enfin….mort) musicien, drôle, beau, musclé. Mesdames, rien que pour ces yeux vous pouvez acheter la place. Mais je vous préviens, dans la réalité,
ce genre de demi dieu Irlandais n’existe pas… (simple mauvaise foi lyonnaise).
Pour résumer « PS : I love you » est un film, sur la mort, gorgé de vie. Les sensations sont présentes
mais la morale finale laisse un goût d’inachevé sur la rétine. La vision américaine gâche un peu l’ensemble mais on passe un agréable moment. Et même si la réflexion de fond n’est pas
suffisamment poussée, quelques questions pourront émerger difficilement … cependant sans conséquence sur votre manière d’aborder la mort…
Réalisateur : Thomas Langmann et
Florent Forestier
Date de sortie : 30 janvier 2008
Durée : 1h53
L’affiche avait de quoi faire rêver : l’album d’Astérix le plus connu après « Cléopâtre », une ribambelle
d’acteurs drôles et célèbres, un Astérix interprété par quelqu’un d’autre que Christian Clavier, et surtout une voie royale tracée par Alain Chabat et son humour décalé avec « Astérix
mission Cléopâtre » qui surpassa le premier opus et devint un classique des comédies contemporaines . Mais n’est pas Alain Chabat qui veut ! Langmann et Forestier, autant le dire,
se plantent lamentablement et livre un troisième volet sans relief et dénué de rythme …
Rentrons directement dans le vif du sujet : la principale erreur des co-réalisateurs fut de mettre en premier plan
Benoît Poelvoorde dans le rôle de Brutus comme le fut Jamel dans « Cléopâtre » . Malheureusement, l’Humour du belge ne fait pas mouche à chaque coup, faute au scénario ou à
l’acteur ? sûrement les deux. Les trop nombreuses apparitions du personnage sont lourdes et ennuyeuses et les dialogues avec César, sans intérêts et généralement lassants. Clovis Cornillac,
quant à lui, se met au diapason de son collègue humoriste avec un jeu outrageusement basé sur les mimiques et l’exagération. On regretterai presque Clavier pour le coup.
Point de vue réalisation, la principale erreur des co-réalisateurs fut de … faire ce film ! Comment ne pas passer
à coté des innombrables maladresses, des effets comiques ratés à cause d’un montage interminable et d’un humour burlesque et dépassé. Où sont passées les subtilités, les finesses « d’Astérix
mission Cléopâtre » ? En voulant trop se rapprocher de la BD d’Uderzo, Langmann et Forestier en ont oublié qu’il s’agissait d’un film… dommage
Heureusement quelques irréductibles résistent encore et toujours à l’envahisseur… Gérard Depardieu est tout simplement
parfait dans le rôle du badaud romantique Obélix. Alain Delon fut également très bon en s’interprétant lui même et l’autodérision dont il fait preuve est jouissive. Enfin Jamel, Zindine
Zidasme (Zizou), Tony Parker et Amélie Mauresmo viennent tonifier tout ce petit monde à coup de potion magique dans une dernière scène mémorable…
Mais une seule scène ne suffit pas, et en sortant de la salle on se sent vraiment naïf d’avoir pensé que tout se battage
publicitaire était justifié. Comment peut on se faire avoir à ce point ? Pourquoi autant de copies ? Les producteurs veulent ils la mort d’Astérix au cinéma, c’est à se demander si ils
ont vu le film …Chacun sait que plus le battage publicitaire est lourd plus la déception est grande. Et ici, la désillusion est énorme. Franchement, c’était à prévoir. On peut se permettre
dorénavant de poser cette question : y aura t’il un 4ème Astérix ?
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